Le tissage du monde
(Où l’on s'abandonne sur les tapis et le « vivre ensemble »)

«L'idée que le monde soit un tissage, que la communauté des hommes ait sans cesse à tisser et à retisser des liens avec toutes sortes de fils symboliques, cette idée est fondatrice de notre civilisation néolithique».

Cliquer pour agrandir

Christian Lavigne, artiste internationalement connu comme le pionnier de la robosculpture et de la télé sculpture, a remis le tissage au goût du jour dans un court texte de présentation pour la biennale mondiale de sculpture numérique (Intersculpt) en 2001 1. Il a rappelé que les mots «texte» et «textile» ont une origine commune: le mot latin «textus», et est revenu sur la mythologie des Dogons, au sein de laquelle la métaphore du tissage revêt une importance particulière.

Pour ce peuple du Mali, l’homme serait le résultat d’un tissage du Dieu Nommo, son corps étant le métier à tisser, et sa parole, le tissu produit. On pourrait également évoquer la philosophie mystique indienne, le« Tantra », qui signifie « chaîne de tissu » et par extension « métier à tisser » 2. De même, dans les traditions musulmanes d’Afrique du Nord, le travail du tissage est un enfantement. Le tissu terminé, la tisserande coupe les fils qui le retiennent au métier et ce faisant, prononce la formule de bénédiction de la sage-femme coupant le cordon ombilical du nouveau-né 3. En l’occurrence, dans de nombreuses communautés, le tissage est une activité féminine qui prend valeur de parole ou d’écriture dans des milieux ou les femmes n’ont souvent pas accès à l’éducation scolaire ou à d’autre forme d’expression. Créer des tissus ou des tapis devient ainsi un espace de liberté, un moyen d’extérioriser des sentiments qu’elles ne peuvent manifester autrement.

            La métaphore du tissu n’est donc pas un concept moderne affecté uniquement aux sciences humaines ou à l’informatique. Sa beauté ornementale, son omniprésence dans l’expression du quotidien, son histoire enfin qui en fait l’une des premières industries humaines aux côtés de la poterie, ont fait de l’Art du tissage l'une des matrices de notre imaginaire. Aujourd’hui, l’une de ses formes les plus achevées, le tapis, s'est imposée avec l'évidence d'un produit de première nécessité volontiers assimilé à l’Orient et à ses délices.             Ce sera donc d'un double échange dont il sera question s'agissant du tapis, celui que sa genèse comporte, dans le mélange des fils, et celui qu'implique sa mise en circulation, dans sa volonté de transmettre un univers et dans le rituel commercial. «Le texte, comme le textile, tisse des liens» nous dit Christian Lavigne et en ce sens le tissage est bien une religion (du latin re-ligare, rejoindre ou relier), celle du lien collectif, de la société, avant même que celle-ci, pour ainsi dire ne se concrétise.

Cliquer pour agrandir

Trois éléments composent un tapis.

            La chaîne tout d’abord. C’est le fil vertical, l’élément immuable et fixe du métier sur lequel se pose le fil horizontal de la trame, l’élément variable et mobile où se déroule le va et vient de la navette, outil qui permet le passage. Soulignons d'ailleurs que de cette fonction viendra l'expression « faire la navette » apparue dans le milieu du tissage au XVIIIe siècle. Nous remarquons aussi la dualité du mouvement et de l’immobilité qui régit toute forme de vie (ex : le système solaire, la sexualité).
Selon le Traditionaliste René Guenon, dans son ouvrage «Le symbolisme de la croix», le métier à tisser serait intimement attaché aux différents plans de conscience de l’individu. La chaîne représenterait ce qui unit tous les états d’un être ou tous les degrés de son existence, et la trame, le développement d’un de ces états ou de ces degrés. Nous pourrions aussi parler plus simplement de descendance et d’alliance, ces deux axes formant une croix. Notons que ce symbole a été utilisé bien avant le Christianisme, dans l’art rupestre Galico-Portugais par exemple, au troisième millénaire avant notre ère, comme représentation schématique de l’être humain.
Dans ce cadre, la complémentarité de ces représentations, l’entremêlement de toutes ces croix qui forment la matière d’un tissu, de tous ces êtres et états de conscience, constituerait bien le tissage du monde, « un réseau de fils liés entre eux par des nœuds » assimilables pour C. Lavigne aux « nodes » sur Internet.

*Il existe plusieurs techniques de fabrication des tapis :
Les tapis tissés : Ils représentent la forme primitive des tapis d'orient. Ils sont constitués d'une chaîne et d'une trame (fils transversaux formant le motif). Plus légers que les tapis à point noué, leurs motifs sont plus géométriques. Ils se distinguent en trois types :

  1. Le kilim encore appelé tapis plat. Il est décoré de motifs géométriques, rectilignes. Il n'a ni d’endroit, ni d'envers, chaque face pouvant être mis en valeur ou retourné quand celle-ci est salie.
  2. Le cicim est un kilim rebrodé, ce qui présente un aspect de relief en surface.
  3. Le sumak est un ouvrage dont les fils de chaîne ne sont pas tissés par des fils de trame. La technique consiste à réaliser le dessin en emprisonnant à chaque opération un nombre variable de fils de chaîne avec des fils de couleurs placés perpendiculairement et noués à l'arrière du travail . On laisse dépasser les franges qui, par traditon chez les nomades, étaient un moyen de capturer dans les fils les scorpions et d’autres petites bêtes et ainsi de se protéger d’eux.

Le tapis noué : c’est le tapis classique. Les brins sont noués après le tissage, puis rasés pour obtenir le velours. Un noeud est formé quand le filé de laine ou d’une autre matière fait une boucle autour des fils de chaîne. Chaque type de noeud a un nom. Les noeuds asymétriques (noeud persan) et symétriques (noeud turc) sont les plus communs. Il y a aussi le noeud tibétain, le noeud berbérian ou le noeud espagnol.

Le nœud est le troisième élément de cet ensemble, l’élément fondamental sans lequel le tapis ne serait qu’un tissu*. Et de nouveau, nous empruntons les chemins de l’histoire. L’usage de cordelettes nouées tenait lieu d’écriture en Chine 6 000 ans avant J.C. Les Péruviens utilisaient aussi cette technique (Les Quipu) pour compter et peut-être exprimer des idées plus complexes il y a 4500 ans.
Ils ne furent pas les seuls à utiliser ce système. On retrouve cet usage chez plusieurs peuples: Polynésiens d'Hawaii, Indiens d'Amérique du Nord… Dans quelques régions africaines, les femmes enregistrent encore aujourd'hui la durée de leur grossesse sur une cordelette, avec une série de noeuds, de telle manière que, en dénouant un noeud à chaque pleine lune, elles peuvent prédire avec exactitude le moment de leur accouchement. Toujours en Afrique, l'homme qui part en voyage laisse à son épouse une cordelette avec autant de noeuds que de jours d'absence. De la sorte, la femme, en défaisant un noeud chaque jour, connaît la date à laquelle son mari sera de retour.
Le classique noeud au mouchoir, qui rafraîchit notre mémoire, n'est au fond que la survivance d'une méthode d'enregistrement des données qui connut dans les siècles passés une diffusion quasi universelle.5 Il est, tout comme la mémoire, un lien qui enchaîne et à la fois unit. On retrouve ici la liaison de sentiments opposés et complémentaires: l'enchaînement et l'union.

C’est en quelque sorte l’état d’attachement que de nombreuses traditions cherchent à transcender. Or, faire de cet état un objet d’émancipation et non d’aliénation est aujourd’hui encore la question centrale de nos sociétés.

Le symbole du « vivre ensemble »

L’étude du lien communautaire à travers l’Histoire, à l’époque des Empires puis celle de l’Etat-nation par exemple, met en évidence le questionnement permanent des sociétés humaines à ce sujet. Chaque période a cherché à harmoniser au mieux, souvent selon les intérêts des uns ou des autres, le « vivre ensemble ». Dernièrement, l’avènement de l’Etat-nation démocratique a contribué à façonner en Europe une individualisation de la société. Des citoyens, reconnu comme des individus à part entière, libres et égaux entre eux, sont réunis sur un territoire défini par des frontières acceptées par tous. Ils sont liés à travers leur appartenance à la Nation et leur allégeance à un Etat.

Néanmoins la mondialisation et l’économie libérale ont lancé un processus d’autonomisation de l’individu par rapport à l’Etat, avec pour conséquence, selon Alain Dieckhoff, directeur de recherche au CNRS et auteur du livre « La nation dans tous ses états », la naissance « d’un idéal d’authenticité qui exacerbe l’exigence de reconnaissance et nourrit une politique de valorisation des différences ». Ainsi, après avoir voulu supplanté les anciennes formes d’allégeance communautaire avec plus ou moins de réussite par celle exclusive de la représentation étatique, cette dernière s’affaiblirait peu à peu laissant l’individu seul, pour ainsi dire délié, ballotté entre une culture économique individualiste et la recherche d’une identité supposé désormais le définir, la « Raison » des Lumières cédant peu à peu le pas aux valeurs du sentiment et de l’émotion. Et Olivier Rey ,mathématicien, chercheur et enseignant à l’Ecole Polytechnique, de nous prévenir dans son dernier ouvrage  Une folle solitude. Le fantasme de l’homme auto-construit, que «l’individu ne peut accéder à une autonomie véritable sans se reconnaître lié : lié aux autres, lié à une société qui lui permettra d’exercer cette autonomie, lié à une histoire. Nier ce lien, c’est nier ses propres limites, limites qui définissent le champ où peut s’élaborer le sujet. En d’autres termes, la liberté ne peut exister que sur fond de renoncement : elle ne commence à se déployer que quand des limites sont perçues et intégrées. (…)La conception d’un individu « solo », susceptible de ne tirer que de son propre fond les assises de la raison, considéré comme ayant à ne s’autoriser que de lui-même, tend à définir chacun comme un «mini-Etat» où il fait sa loi». Et de conclure que «Nul n’est à l’origine de soi».

Pour autant, cette « pensée du ventre » selon l’expression du sociologue de Michel Maffesoli, serait pour lui à la base du sentiment communautaire et de nous signaler que l’individualisme, qu’il soit dénoncé ou salué, resterait finalement plus une idéologie épouvantail qu’une réalité vécue dans un monde que les grandes organisations mondiales souhaitent peuplé de citoyens consommateurs 7. Avec la diminution du rôle de l’Etat, nous serions entrés dans l’ère des tribus, des réseaux, des petits groupes et vivrions à l’heure des rassemblements éphémères et effervescents. « Ce tribalisme rappelle empiriquement l’importance du sentiment d’appartenance à un lieu, à un groupe, comme fondement essentiel de toute vie sociale » nous dit-il. Ainsi, malgré ces « je » hypertrophiés « vu à la télévision », sans cesse à la limite de l’implosion émotionnelle, ou ces héros surhumains ou inhumains des scénarios cinématographiques, qui dans leur ensemble peuvent être assimilé à une expérience d’apprentissage de soi, ce narcissisme tout puissant par un effet boomerang ramène l’individu dans le groupe à travers le partage d’émotions et de sentiments communs. Que celui-ci le quitte ou soit délaissé par ce dernier, il cherchera à s’attacher à un autre ou/et à en créer un, pour le meilleur ou pour le pire. C’est d’ailleurs à travers les interactions entre ces différentes représentations de soi, aux marges de ces multiples allégeances possibles, qu’il peut se définir de plusieurs manières et vivre sa liberté et sa créativité.

Cliquer pour agrandir

Pour le philosophe Dany Robert DUFOUR, cet « égoïsme grégaire » ne serait qu’un simulacre de liberté, les propositions tribales étant souvent issues, dans le monde Occidentale, d’un concept de consommation pré-mâché qui ôte à son adhérent toute forme de pensée par soi-même et le maintienne sans qui le sache, dans le troupeau. « Et de fait, c’est vrai : dans le troupeau, nous sommes tous vraiment égaux. » À l’opposée de la Démocratie du libre-penseur chère aux Lumières, on verrait ainsi naître un monstre démocratique fonctionnant à « l’omission volontaire », « à l’achat de conscience »8. Cette pseudo liberté envers toute forme d’engagement et de responsabilité (on peut changer de groupe comme de chemise), entraînerait en finalité le citoyen vers une perte d’appartenance à la collectivité humaine.

 

Au fond, les nœuds n’expriment rien d’autre que ce point de questionnement, cette équilibre à trouver entre la socialité inhérente à chaque être humain et son désir intime de réalisation de soi. Plus que des simples points dans un réseau, nous sommes à la fois objets d’essence et faiseurs de sens.
Dans un tapis, la somme des nœuds forme le velours d’une œuvre plus vaste. Par le type de nouage et la matière utilisée, par le choix des couleurs et des formes géométriques ainsi que des représentations schématiques d’animaux hérités d'un patrimoine tribal souvent dérivés des emblèmes des tribus d'Asie centrale pour ce qui concerne les pièces orientales, on communique un univers commun, spirituel et temporel. Or, les civilisations, les communautés, les associations, tous ces pôles d’attraction sont tout autant des réalisations artistiques qui, pour reprendre l’idée de M. Maffesoli, comme œuvre d’art, ne sont plus le fait de quelques-uns, mais deviennent un processus de masse ». Dans le sillage des compositions d’Arcimboldo, nous pourrions dire que la beauté d’un paysage n’est pas l’œuvre unique d’un élément. Et comme toute organisation sociale a son histoire, le tapis conte la sienne.
En premier lieu, il y a évidemment l’histoire racontée par les images qui sont sur l’objet. Ici on sollicite la prospérité et la protection Divine, là on exprime l’espoir d’un Kurdistan unifié. On arbore, comme un drapeau en quelque sorte, un idéal communautaire. C’est la grande histoire.
Mais il y a aussi la petite histoire, plutôt familiale, faite de succession et d’alliances, qui transparaît dans l’élaboration finale du tapis. Tel kilim entamé par une mère, sera terminé par sa fille après le décès de la première. Tel autre sera l’association de deux pièces, chacune d’elles tissées par les familles respectives de deux futurs mariés.

           
De même, en pénétrant en profondeur, et cela jusque dans la texture de la matière utilisée, on peut entrevoir la trame d’un contexte socio-économique. Ainsi l'emploi de la laine ou du coton nous renseigne-t-il sur les évènements récents de la région où le tissu a été fabriqué.

La laine et le coton

            On apprend sur un site Internet consacré au tapis d’orient 9, qu’« historiquement, la laine a précédé le coton, dont la culture n'est apparue que bien après l'élevage des moutons. L'utilisation du coton a longtemps été cantonnée dans ses zones de production (régions méridionales à climat humide). En dépit du développement des transports, de la diminution des coûts d'acheminement, le coton est resté longtemps un produit cher, généralement destiné aux villes importantes. Sans toutefois systématiser, on constate que les nomades et les habitants des régions les plus isolées utilisent la laine produite localement alors que dans les villes et les régions plus faciles d'accès, les artisans emploient plus facilement le coton ».

           
En Turquie, la politique d’aménagement du territoire ainsi que les conséquences de la guerre contre le PKK, et somme toute, une évolution sociétale globale, ont contribué à une diminution du cheptel ovin dans le sud-est du pays, et par la même à une pénurie de laine, favorisant l’apparition sur le marché d’un produit exporté venant de Roumanie. Une laine filée industriellement, d’une apparence plus soignée mais moins souple que la laine locale dont le caractère traditionnel résiste déjà mal à l’arrivée des tissus synthétiques issus de l’industrie pétrochimique, et du coton, dont la production a augmenté de 200% entre 1996 et 2002 10. Outre que le paradigme localiste cher aux mouvements alter mondialistes soit ici rompu ou du moins largement entamé, on peut distinguer et envisager un ensemble de conséquences.

Au niveau des éleveurs, c’est tout d’abord une diminution d’un complément de revenu, le lait et la viande restant les principales ressources, et à terme une accentuation probable de la diminution des petites exploitations villageoises et leur regroupement dans des grandes coopératives qui parfois englobent la sphère tribale, comme la coopérative des Béritan, tribu de la région de Diyarbakir. Pour les brebis, les éleveurs s’orienteront vers des races plus intéressantes pour leur lait que pour leur laine. Il semblerait que la raréfaction de la race Ciziri prouvent déjà cette évolution.

Du point de vue du sujet qui nous intéresse ici, le tapis, on sait que la laine filée à la main est de meilleure qualité et est plus résistante. La qualité de l’ouvrage dépend donc de la technique de filage, mais aussi plus en amont, de l'alimentation du mouton et de son âge, les moutons d'âge adulte fournissant une laine de bien meilleure qualité.
Bien que les tapis en coton coûtent moins cher en général, ils sont aussi plus fragiles que ceux qui sont en laine. Le même site Internet nous en explique les causes :« la laine, utilisée dans la chaîne et la trame des tapis donne plus de souplesse et plus de solidité que le coton car l'ensemble laine sur laine est plus homogène ». Et de préciser que
 le coton permet de réaliser un serrage plus fin, mais les tapis sont moins résistants à l'humidité ambiante. La chaîne de coton d'un tapis en laine risque lentement de se dégrader pour peu que le tapis reste dans une atmosphère humide. » Ainsi, le coton peut-il aussi s’allier à la laine dans certaines pièces, mais ce n’est pas sans aller avec une prise de risque, pour peu que l’environnement ne soit pas favorable. Mais de toute manière, cette association est fatale au tissu. En effet, le texte, au détour d’une phrase anodine, conclut:

« Il faut savoir aussi qu'à la longue, le fil de coton finit par couper les fils de laine et cisailler les noeuds qui composent le motif du tapis. ».

On ne peut pas s’empêcher, en lisant cet extrait, de percevoir à travers le prisme des éléments symboliques qui ont été énoncés plus haut, la métaphore d’un délitement social annoncé. Plus qu’une simple cocasserie circonstancielle, elle interpelle sur la finalité qu’elle évoque. En épousant les contours de l’avertissement, elle pose question sur les conséquences de l’arrivée massive du coton dans un monde fait de laine. Ce qui vaut pour le tapis, vaudrait-il pour l’Est de la Turquie ? À l’heure où l’on commence à évaluer les coûts humains et environnementaux du projet GAP sur la région, le message du tissage serait-il un signe précurseur, un prélude à ce qu’il va advenir?
Pour Jacques CAUVIN, préhistorien réputé pour ses travaux sur l’apparition des premiers villages, de l’agriculture et de l’élevage au Proche-Orient, les symboles anticipent l’histoire.

Sources :
1- Voir http://www.interscultp.org/is 2001
2- Voir R. Dufrenne, La vallée des Merveilles et les mythologies indo-européennes, Ed. du centre, 1997
3- Voir http://tc.revues.org/document1237.html
4- Voir J. Abélanet, Signes sans paroles, Hachette, 1986
5- Voir http://difjean.club.fr/voyage/titicaca/quipu.html
6- Dans Le monde diplomatique,
7- Voir M. Maffésoli, Le temps des tribus, La table ronde, 2000
8- Voir D. R. Dufour, Vivre en troupeau en se pensant libre, dans Le monde diplomatique, janvier 2008
9- Voir http://mapage.noos.fr/turquieaimée/tapisvar.html
10- Voir Géo magasine, n°282, août 2002
11- Voir J. Cauvin, Naissance des Divinités, naissance de l’agriculture, Flammarion, 1997