Pourquoi le Pastoralisme ?
 
2- Parce que c’est un élevage de type extensif en opposition aux élevages de type intensif

Au cours des cinquante dernières années, le développement d’une agriculture fondée sur l’idéologie de l’entreprise individuelle s’est clairement opéré au détriment des formes d’organisations collectives qui avaient notamment compétence en matière de gestion du territoire. Dans la difficulté d’accroître désormais la surface exploitable, l’agriculteur chercha, pour augmenter la productivité de sa terre, pour optimiser son espace, à intensifier l’exploitation du sol. Il fit alors appel à des produits intermédiaires, des intrants comme l’utilisation d’engrais, de produit chimique, d’aliments complémentaire ou d’insecticide. Il chercha tout autant à augmenter la productivité de ses bêtes.

Ainsi, les élevages intensifs et extensifs se démarquent qu’en à leur rapport à la terre et à leurs bêtes.

            Les systèmes intensifs ont bénéficié d’une mobilisation des sciences plus accrue car leur mode de fonctionnement était modélisable pour un élevage uniforme. Quelles sont leurs caractéristiques :

On y cherche une solution optimale pour une meilleure productivité

  • Ils concernent aujourd’hui en France, la production avicole, porcine et bovine laitière.
  • Ils se situent principalement en plaine où les contraintes naturelles sont moins marquées, où les caractéristiques locales peuvent être effacées.
  • Ils font massivement appel aux consommations intermédiaires pour corriger leur milieu
  • Il y a donc une artificialisation des milieux d’élevage.

            Les systèmes extensifs et en particulier les systèmes pastoraux bénéficient d’un regain d’intérêt aujourd’hui de la part des scientifiques à la faveur du développement d’un écotourisme, de la notion de patrimoine et de biodiversité. Ils se caractérisent par :

  • L’utilisation de parcours en fonction de l’herbe disponible (draille, quartier, secteur)
  • Des parcours hétérogènes (zone défavorisée, terrain en friche, bois, landes, etc.)
  • Le troupeau est la plupart du temps gardé
  • Le troupeau est considéré comme une individualité
  • L’animal participe à la décision de ce qu’il mange, et de la quantité ingérée
  • Le poids du « local » qui en font des systèmes difficilement modélisables.

 

L’hétérogénéité sera recherchée dans l’utilisation de parcours qui seront soumis aux cycles et aux aléas climatiques. Dans ce type d’élevage, on s’oriente plus vers la construction d’un système qui s’autorégule, capable d’absorber la variabilité d’une année sur l’autre.

 

Sources :
1- Coll. , Pratiques d’élevage extensif, INRA, 1993